textes sur la démocratie

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TEXTES ANNEXES AU COURS SUR LA DEMOCRATIE

Texte N° 1

« - Quel maître en ce pays commande ?

Thésée - Dès le premier moment tu es dans l’erreur, étranger, en cherchant ici un tyran. Notre ville n’est pas au pouvoir d’un seul homme. Elle est libre. Son peuple la gouverne. Ses chefs sont élus pour un an. L’argent n’y a nul privilège. Le pauvre et le riche ont les mêmes droits ».

Euripide, Les Suppliantes

Texte N° 2

Périclès : « Notre régime politique ne prend pas pour modèle les lois des autres : loin d’imiter autrui, nous sommes nous mêmes un exemple.Quant au nom, comme les choses dépendent non pas du petit nombre mais de la majorité, cela s’appelle une démocratie. (…) S’agissant des affaires privées, la loi assure l’égalité de tous. Cependant, en ce qui concerne les affaires publiques, si un citoyen se distingue en quelque domaine, il peut accéder aux responsabilités, moins en fonction de sa catégorie sociale qu’en raison de son mérite personnel. En outre, la pauvreté n’est pas un obstacle : si quelqu’un est capable de rendre service à la cité, il n’en est pas empêché par l’obscurité de sa condition sociale. (….) Dans le domaine public , (…), nous obéissons aux magistrats et aux lois, surtout à celles qui protègent les victimes de l’injustice. »

 

Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse

Texte N° 3

« La démocratie a donc été abandonnée à ses instincts sauvages ; elle a grandi comme ces enfants, privés des soins paternels, qui s’élèvent d’eux-mêmes dans les rues de nos villes, et qui ne connaissent de la société que ses vices et ses misères. On semblait encore ignorer son existence , quand elle s’est emparée à l’improviste du pouvoir » Tocqueville, DMA

Texte N° 4

« La démocratie est aujourd’hui une philosophie, une manière de vivre, une religion, et presque accessoirement une forme de gouvernement. Une signification aussi riche lui vient tant de ce qu’elle est effectivement, que de l’idée que s’en font les hommes lorsqu’ils placent en elle l’espérance d’une vie meilleure. Dissocier ce qui en elle est réalité de ce qui est croyance conduirait à rendre incompréhensibles non seulement le dynamisme qui l’anime, mais même ses institutions positives, car celles-ci n’ont de sens qu’en fonction de la mystique qu’elles incarnent »G. Burdeau, La démocratie, 1956.

Texte N°5

 La liberté en tant qu’homme, j’en exprime le principe pour la constitution d’une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d’une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de- chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d’autrui). – Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c’est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de se comporter de manière uniquement passive, afin d’attendre uniquement du jugement du chef de l’État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu’il le veuille également, – un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l’on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne possèdent plus aucun droit)« .

KANT Théorie et pratique

Texte N° 6

« Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande. Nous avions perdu tous nos droits et d’abord celui de parler ; on nous insultait en face chaque jour et il fallait nous taire ; on nous déportait en masse, comme travailleurs, comme Juifs, comme prisonniers politiques ; partout sur les murs, dans les journaux, sur l’écran, nous retrouvions cet immonde visage que nos oppresseurs voulaient nous donner de nous-mêmes : à cause de tout cela nous étions libres. Puisque le venin nazi se glissait jusque dans notre pensée, chaque pensée juste était une conquête ; puisqu’une police toute-puissante cherchait à nous contraindre au silence, chaque parole devenait précieuse comme une déclaration de principe ; puisque nous étions traqués, chacun de nos gestes avait le poids d’un engagement. Les circonstances souvent atroces de notre combat nous mettaient enfin à même de vivre, sans fard et sans voile, cette situation déchirée, insoutenable qu’on appelle la condition humaine. L’exil, la captivité, la mort surtout que l’on masque habilement dans les époques heureuses, nous en faisions les objets perpétuels de nos soucis, nous apprenions que ce ne sont pas des accidents évitables, ni même des menaces constantes mais extérieures : il fallait y voir notre lot, notre destin, la source profonde de notre réalité d’homme ; à chaque seconde nous vivions dans sa plénitude le sens de cette petite phrase banale : « Tous les hommes sont mortels. » (…) Car le secret d’un homme, ce n’est pas son complexe d’Œdipe ou d’infériorité, c’est la limite même de sa liberté, c’est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort. »

Jean-Paul Sartre, « La République du silence« , Situations III

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